Dès le début du mandat, en 2016, les habitants d’Occitanie ont pu exprimer leurs attentes et avis pour leurs déplacements du quotidien. Lors des États généraux du rail et de l’intermodalité (EGRIM), de nombreux sujets ont été abordés : tarifs, sauvegarde de lignes ferroviaires, mobilités douces… Ces échanges ont permis à la Région de construire sa feuille de route pour les transports.
En 2026, l’Occitanie poursuit le dialogue avec les citoyens et va à la rencontre des associations et des élus pour rendre compte des réalisations et des projets en cours. Dans la continuité de sa démarche participative, un Comité Régional de Dialogue Citoyen se réunira fin 2026 pour réfléchir ensemble aux solutions de mobilités, notamment dans les zones rurales.
Des investissements massifs pour le train
Parmi les sujets évoqués lors des EGRIM de 2016, le ferroviaire est celui qui a enregistré le plus de contributions, avec des attentes fortes pour rouvrir et entretenir les petites lignes.
L’Occitanie est la seule Région de France à avoir rouvert deux lignes ferroviaires pour les voyageurs : la rive droite du Rhône en 2022, et Montréjeau-Luchon en 2025 qui enregistrait plus de 30 000 voyageurs trois mois après sa réouverture. La ligne Alès-Bessèges sera la prochaine à rouvrir.
Le soutien pour les petites lignes essentielles à tous les habitants n’a pas faibli en dix ans. La Région a lancé en 2025 une grande pétition pour sauver les lignes secondaires menacées par le désengagement de l’Etat, soit 984 kilomètres de réseau ferroviaire. « L’Occitanie a toujours répondu présente, en portant la très grande majorité des financements pour sauver ces chemins de fer, alors même qu’ils sont la propriété de l’État », rappelle Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie.
Et pour atteindre 100 000 usagers quotidiens d’ici 2030 dans les trains, la Région poursuit sa politique volontariste en matière de ferroviaire. La nouvelle convention avec la SNCF prévoit, entre autres, plus de trains sur certaines lignes et une meilleure qualité de services. Enfin, les efforts se portent aussi sur le matériel roulant [1], avec notamment l’acquisition de nouveaux matériels (18 Regio2N en 2017 et 20 en 2020) et la rénovation du parc existant (83 trains AGC d’ici 2030).