Livre blanc Agir en Région pour le vivant

Régions de France publie son Livre blanc Agir en Région pour le vivant
Face à l’effondrement du vivant, la biodiversité s’impose comme l’un des grands enjeux environnementaux de 2026. À 10 ans de la loi Biodiversité, à 3 ans du transfert de la compétence Natura 2000 terrestre, alors que se prépare le Plan national de restauration de la nature et à l’approche de la COP17 Biodiversité d’Erevan, Régions de France publie son Livre blanc « Agir en Région pour le vivant ».

Ce document marque une étape majeure : pour la première fois, les Régions de France portent une voix commune sur les politiques de biodiversité.
Le message est clair : les Régions sont devenues des actrices centrales de la préservation du vivant, mais leurs responsabilités ne sont toujours pas reconnues à la hauteur de leur engagement. Elles pilotent aujourd’hui une part croissante des politiques de protection des espaces naturels — Parcs naturels régionaux, Réserves naturelles régionales, Agences régionales de la biodiversité, stratégies régionales biodiversité, Natura 2000 — sans disposer pour autant de moyens dédiés.
Ce paradoxe n’est plus tenable. Malgré l’absence de ressources affectées, les Régions ont mobilisé 2 Mds€ sur fonds propres entre 2016 et 2025, auxquels s’ajoutent 950 M€ de fonds européens. Dans le même temps, les besoins augmentent fortement sous l’effet de l’accélération de la crise écologique et des nouvelles exigences européennes.
Le Livre blanc porte donc un plaidoyer fort : achever la décentralisation des politiques de biodiversité. Cela suppose de clarifier les compétences, de réduire les chevauchements persistants avec l’État, de renforcer le rôle de chef de file des Régions et, surtout, de garantir des moyens humains et financiers à la hauteur des missions confiées.
Les Régions défendent une conviction simple : protéger le vivant ne consiste pas à figer les territoires, mais à construire leur avenir. Préserver la biodiversité, c’est renforcer la résilience, l’attractivité et l’habitabilité de nos territoires.
Avec « Agir en Région pour le vivant », les Régions affirment leur ambition : être pleinement reconnues comme le niveau pertinent pour organiser, coordonner et accélérer l’action publique en faveur du vivant.
Découvrez les articles en amont avec le livre blanc
Les Régions s’engagent pour la biodiversité

À l’occasion de la Journée de l’environnement qui a eu lieu le 05 juin, Régions de France et Agnès Langevine ont annoncé la parution prochaine d’un livre blanc consacré à la biodiversité.
Cette publication mettra en lumière les liens entre l’action des Régions et la préservation du vivant, à travers leurs politiques et leurs engagements en faveur de l’environnement. Un rendez-vous à venir pour mieux comprendre la place des Régions dans la protection de la biodiversité et les dynamiques qu’elles portent sur l’ensemble des territoires.
RÉGIONS ET BIODIVERSITÉ

À la maison de la Région Grand Est puis avec la ministre de la transition écologique Monique Barbut, la commission Transition écologique de Régions de France s’est réunie autour des enjeux de biodiversité.
Au programme : une forte mobilisation des élus et une ambition claire, renforcer l’action territoriale pour le vivant.
Dans un contexte d’exigences européennes croissantes, les discussions ont notamment porté sur le renouvellement du dialogue entre l’État et les Régions.
Plusieurs enjeux ont été abordés
- la reconnaissance du rôle des Régions dans la conduite des politiques territoriales de biodiversité et l’achèvement des transferts de compétences ;
- un partenariat État–Régions renouvelé ;
- des moyens d’action, notamment financiers, à la hauteur des enjeux ;
- l’anticipation des nouvelles exigences européennes, dont le règlement sur la restauration de la nature.
Les Régions réaffirment leur engagement pour agir au plus près des territoires et enrayer la perte de biodiversité.
Biodiversité : audition de Barbara Pompili par la Commission Transition écologique

Le 26 mai 2026, la commission Transition écologique de Régions de France a auditionné Barbara Pompili, ambassadrice déléguée à l’environnement.
À cette occasion, plusieurs enjeux majeurs liés à la biodiversité et à la territorialisation des politiques environnementales ont été abordés.
Barbara Pompili a notamment rappelé que :
« La biodiversité n’est pas un décor et l’humain est dedans. »
Les échanges ont mis en évidence l’importance du niveau régional comme échelon de mise en œuvre concrète des engagements internationaux, ainsi que la nécessité de relier en permanence l’action internationale aux réalités des territoires.
Le rôle des Régions a également été souligné comme essentiel dans la coordination et l’animation territoriale. Grâce à leur proximité avec les acteurs locaux, elles sont en capacité de faire émerger des solutions adaptées aux spécificités de chaque territoire et de structurer les coopérations entre collectivités, acteurs économiques et société civile.
Comme cela a été rappelé au cours de cette audition :
« Les Régions apparaissent comme des acteurs essentiels de territorialisation des engagements internationaux. »