Actualités

SUPPORT : À la UNE
THÉMATIQUE : Tous
RÉGION : Tous
07 octobre 2026

Club parlementaire de Régions de France : les Régions alertent sur les enjeux du PLF 2027

Hier soir à la Maison de la région Grand Est et en présence de sa Vice-présidente Valérie Debord, Régions de France réunissait son club parlementaire, à la veille de l’ouverture de l’examen du PLF 2027 en commission des finances.

Carole Delga, présidente de Régions de France, a lancé un message d’alerte aux parlementaires : face aux crises qui s’accumulent, les Régions tiennent bon, mais elles ne pourront pas continuer à protéger l’avenir de nos territoires et de notre jeunesse sans les moyens adéquats.

Trois sujets étaient cœur de la discussion.

Les lycées. Le sentiment d’injustice qui fonde la mobilisation lycéenne doit être entendu.

Les Régions sont en première ligne pour sécuriser, réparer et rouvrir les établissements touchés ces derniers jours. Leurs dépenses pour la rénovation et la reconstruction des lycées ont augmenté de 53 % en 10 ans, passant de 1,7 Md€ en 2016 à 2,6 Mds€ en 2026.

En tout état de cause, le Gouvernement ne peut pas demander aux Régions d’accélérer la rénovation du bâti scolaire tout en sacrifiant leur financement avec une baisse du FCTVA et en excluant la rénovation énergétique des lycées du taux bonifié « vert ».

Chaque euro retiré aux Régions est un chantier annulé ou reporté.

L’agriculture. À l’issue d’un été catastrophique pour les agriculteurs et après l’annonce de la suppression brutale de 100 M€ de dotations annuelles FEADER aux Régions, Carole Delga a réaffirmé son incompréhension face à un Gouvernement qui choisit de tourner le dos aux agriculteurs.
Comment ne pas s’interroger sur le paradoxe criant entre ces coupes budgétaires et les ambitions claironnées de souveraineté alimentaire ?

Le PLF 2027. L’effort demandé au bloc local atteindrait 7 Mds€. Les Régions en supporteraient 20 %, alors même qu’elles ne pèsent que 12 % des dépenses de fonctionnement locales et 1 % de la dette publique.

L’investissement régional a déjà reculé de 1,3 Md€ en 2025 (-8,6 %) et si le Gouvernement devait s’entêter sur un budget 2027 particulièrement inéquitable pour les Régions, il compromettrait la dynamique d’investissement indispensable à la croissance de demain.

Le redressement des comptes publics passe par une réforme de l’État et non par l’arrêt de l’investissement dans les lycées, les mobilités, la transition énergétique ou le soutien à l’industrie, la formation et l’emploi.

Régions de France remercie l’ensemble des parlementaires présents, de toutes sensibilités, pour la qualité de nos échanges et pour leur soutien précieux dans les combats à venir.

Contact

Inscription à la newsletterNous écrire
Aller au contenu principal