Réuni le mercredi 8 juillet par le Premier ministre, le Comité d’alerte des finances publiques a confirmé les difficultés à atteindre l’objectif d’un déficit public limité à 5 % en 2026, dans un contexte économique et international dégradé.
Une nouvelle fois, les collectivités territoriales ont été mises en cause. Les Régions contestent cette présentation. Elles rappellent que la hausse de leurs dépenses s’explique en grande partie par des décisions imposées par l’État et par des changements de périmètre comptable.
Au nom des Régions, Harold Huwart, vice-président de la Région Centre-Val de Loire, a souligné que la situation financière des Régions continue de se dégrader après une diminution des dépenses de fonctionnement (-0,7%) et des dépenses d’investissement (-8,6%) en 2025. L’épargne nette n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire, la trésorerie ne représente plus que huit jours de dépenses de fonctionnement et le délai de désendettement des régions est passé de 3,6 ans en 2012 à 6,1 ans en 2025.
Sur les deux dernières lois de finances, l’État a prélevé 1,7 milliard d’euros sur les budgets des régions au titre du redressement des finances publiques.
Depuis le début de l’année, l’État a opéré des coupes budgétaires dans les pactes régionaux d’investissement dans les compétences (-223 millions d’euros) et dans les crédits apprentissage (-235 millions d’euros).
Les Régions alertent sur les conséquences de toute nouvelle ponction sur leurs budgets : moins d’investissements, moins de services publics, moins de soutien aux transports, aux lycées, à la formation et au développement économique.
Par une lettre ouverte adressée au Premier ministre, les présidents de région ont demandé une réunion de travail à Matignon. L’heure n’est plus aux procès d’intention ni aux postures. Elle est à la responsabilité, à la vérité budgétaire et à l’ouverture d’un dialogue mature, sincère et constructif entre l’État et les collectivités territoriales.
Budget 2027 : la coupe est pleine