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Notre pays connaît depuis plusieurs semaines une crise majeure.
Pour y répondre, le Gouvernement a annoncé ce jour débloquer 4 milliards d’euros de prêts à taux bonifié destinés aux collectivités qui souhaiteraient s’endetter pour investir davantage dans la rénovation du bâti scolaire.
Ce premier geste, dont les Régions prennent acte, aura pour effet de faire diminuer le coût de l’endettement qui atteint pour certaines d’entre elles un niveau élevé de par les politiques régionales volontaristes d’investissements éducatifs, industriels ou de transport qu’elles mènent. Elles sauront en faire bon usage. Mais cette annonce reste hélas très en deçà de leurs attentes.
Contracter de nouveaux prêts ne permettra pas dans la durée de préserver la capacité à agir des Régions. Pour répondre aux revendications du mouvement lycéen et étudiant et faire face au mur d’investissements que suppose l’adaptation climatique, des réponses plus ambitieuses sont nécessaires.
Les Régions appellent à nouveau solennellement le Gouvernement à modifier le projet de loi de finances pour 2027 qui prévoit de ponctionner les budgets des régions à hauteur d’un milliard d’euros.
Diminuer de moitié cet effort permettrait de réinjecter prioritairement 500 millions d’euros dans la rénovation des lycées (pour lesquelles elles consacrent déjà 7 milliards d’euros par an, dont 2,6 milliards de dépenses d’investissement).
Les Régions demandent en outre au Gouvernement que les travaux dans les lycées puissent à la fois être éligibles au Fonds Vert et au Fonds de compensation de la TVA (FCTVA).
S’agissant de l’établissement d’une liste prioritaire de 500 lycées à rénover établie par les Recteurs, les Régions rappellent qu’elles n’ont pas attendu l’État pour agir. Elles connaissent finement l’état de leur patrimoine immobilier et disposent toutes de plans pluriannuels d’investissement. Elles invitent l’État à respecter leur compétence, à simplifier les procédures et à se concentrer sur les nombreux sujets dont il a la charge.
Pour Carole DELGA, présidente de Régions de France, présidente de la région Occitanie et François BONNEAU, président de la région Centre-Val de Loire et président de la commission Éducation-Orientation : « Nous prenons acte de cette première annonce du Gouvernement. Les Régions attendent cependant autre chose que des facilités d’endettement. Elles attendent que l’État cesse de réduire leurs moyens (2,7 milliards en trois ans) et qu’il préserve leur capacité à agir de manière structurelle. Les Régions sont prêtes à accélérer les rénovations dans les lycées à condition qu’on ne leur coupe pas les moyens. »