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29 août 2025

Rentrée scolaire : l’ambition intacte des Régions pour faire réussir chaque élève malgré les contraintes 

C’est une rentrée scolaire particulière pour les Régions, sur fond d’incertitudes financières et politiques nationales. Dans cette période difficile, les budgets des Régions pour l’éducation doivent absolument être préservés pour l’avenir de nos jeunes et de nos territoires, ont alerté le 28 août 2025 le président de la Commission Éducation / Orientation / Formation / Emploi, François BONNEAU et ses présidents délégués Valérie DEBORD et Kamel CHIBLI lors d’une conférence de presse à Régions de France.  

L’ambition des Régions reste intacte sur cette « compétence cardinale » pour elles, une mission au cœur du pacte républicain : permettre la réussite des 2,25 millions de lycéens quelle que soit leur situation, leur parcours. En effet, l’éducation est la condition de la performance sociale et économique et un service public fondamental, un levier pour l’égalité des chances, a rappelé François BONNEAU : « la ressource humaine est la richesse des territoires de demain ». L’étude de Régions de France sur l’impact du ralentissement démographique sur les politiques éducatives, publiée cet été, le démontre. 

Les budgets éducation des 18 Régions ont globalement été maintenus pour cette rentrée 2025 malgré les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement. Avec près de 8 milliards d’euros consacrés à l’enseignement secondaire et supérieur, leur effort reste massif sur cette compétence historique depuis les premières lois de décentralisation des années 1980.  

L’enseignement reste le 2e poste budgétaire des Régions (16,8% des dépenses) derrière les transports. L’investissement dans les bâtiments et les équipements est globalement préservé en 2025: 3,1 Mds€ prévus par les budgets régionaux, dont 2,53 Mds€ pour les lycées. 

Alerte sur l’investissement en 2026 

Mais si elles ne sont pas remises en cause, les décisions du Premier ministre pour le budget 2026 conduiront immanquablement à moins d’investissement l’année prochaine dans les bâtiments, les équipements, le numérique, à moins de soutien aux projets pédagogiques des établissements, ont alerté les élus, et cela alors que les Régions sont tenues d’anticiper la triple transition aujourd’hui à l’œuvre: démographique, écologique et numérique. 

« Continuer la rénovation énergétique, financer les nouvelles formations, végétaliser les cours… tout cela nécessite des moyens en investissement et en fonctionnement. Ces moyens ne peuvent être retirés aux Régions. Nous refusons d’être la variable d’ajustement des erreurs de gestion de l’Etat », a mis en garde le président BONNEAU. 

Le financement du numérique éducatif, des plateaux techniques des formations professionnelles ou des agendas d’accessibilité programmée (Ad’ap) pour les personnes en situation de handicap sont autant d’investissements lourds qui ne peuvent attendre. 

La sécurité, une priorité 

Il y a aussi les investissements indispensables pour renforcer la sécurité des établissements, en partenariat avec l’Éducation nationale et en lien avec les forces de l’ordre : ce sujet est aussi une priorité pour les Régions, a rappelé Kamel CHIBLI. 

Mais les Régions vont bien au-delà du bâti scolaire en conduisant des politiques éducatives au service des jeunes et des familles, certaines de manière volontariste comme la fourniture des manuels scolaires ou le soutien des projets éducatifs innovants des lycées. 

D’autres politiques sont inscrites dans le code de l’éducation, comme le service d’accueil, de restauration et d’hébergement.  Depuis 20 ans, les Régions mènent ainsi des politiques ambitieuses en matière de restauration scolaire. 

Chaque année la part des produits durables et bio augmente dans les assiettes, conformément aux objectifs de la loi EGALIM. La moyenne des achats définis comme locaux par les régions s’élève à 29%, contre 23% en 2024.  

Des tarifs modérés pour la restauration scolaire 

Autre point essentiel, le coût des repas reste modéré, encore plus pour les familles défavorisées qui bénéficient des tarifications sociales. Les Régions prennent en charge 57% du coût du repas en moyenne. Alors que le coût moyen réel d’un repas dans la restauration scolaire est de 10 20 €, le tarif cible facturé aux familles se situe autour de 4,37 € en moyenne. 

Même si le coût de la rentrée n’augmentera pas cette année pour les familles, avec le retour à la stabilité des prix, les Régions continuent à prendre en charge une partie de la facture de la rentrée au lycée. Toutes les Régions financent les transports scolaires, fournissent les ordinateurs fixes dans les lycées et 5 d’entre elles offrent des portables gratuits aux lycéens. 100% des Régions fournissent gratuitement leur premier équipement aux lycéens professionnels.  

Orientation et lycée professionnel : les Régions font le job 

Amener chaque jeune à la réussite par des politiques inclusives est une ambition partagée par les Régions. La Vice-Présidente de la Région La Réunion Céline SITOUZE a ainsi présenté « Kap réussite », un nouveau programme innovant contre le décrochage scolaire.  

Telle est aussi l’ambition des compétitions des métiers WORLDSKILLS dont la Région SUD accueillera les finales nationales du 16 au 18 octobre à Marseille, comme l’a expliqué sa collègue de la Région SUD Marie-Florence BULTEAU-RAMBAUD. 

Et c’est la raison d’être de deux politiques centrales pour les Régions : l’orientation et l’information sur les métiers et les formations d’une part, l’accompagnement de la réforme du lycée professionnel d’autre part. 

Les Régions prennent à bras le corps ces deux missions essentielles pour l’égalité des chances avec leurs partenaires économiques. Sur l’orientation, elles ont souhaité formaliser leur engagement auprès de la ministre de l’Éducation nationale à travers une charte articulant la responsabilité de l’Etat et des Régions. Cette charte signée en juillet par Elisabeth BORNE et François BONNEAU garantit la complémentarité des missions sur l’éducation à l’orientation et l’information sur les métiers, de manière à éviter les doublons.  

Sur les lycées professionnels aussi les données sont encourageantes, a insisté Valérie DEBORD : entre les créations et suppressions de formations, le taux de transformation de la carte des formations en cette rentrée est de 5% à 12% selon les régions. Il se situait entre 2 et 7% en 2024.  Cela signifie un solde net de 2.786 places créées dans les lycées professionnels pour cette rentrée.  

Malgré tout, quelques irritants subsistent avec l’Etat dans la mise en œuvre de la réforme de la voie professionnelle depuis 2023, comme celui des Bureaux des entreprises dont l’action doublonne avec celle des Régions, compétentes sur le développement économique et qui apportent déjà aux établissement leurs relations avec les entreprises.  

Autre doublon manifeste, la plateforme « AVENIR(S) » de l’ONISEP a particulièrement irrité les Régions car elle est venue doublonner avec leurs propres plateformes d’information sur les métiers mises en ligne depuis la loi du 5 septembre 2018.  

Même si la ministre de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur Elisabeth BORNE s’est engagée à intégrer l’offre des Régions dans la plateforme nationale, ce sont autant d’exemples qui démontrent que le partage des compétences reste imparfait entre l’Etat et les collectivités, soulignent les élus. « Il faut de nouvelles étapes de décentralisation », conclut François BONNEAU.  

Téléchargez le dossier de presse de Rentrée 2025

Consultez l’étude sur la baisse démographique de la Commission Éducation de Régions de France

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