Face à l’accélération du changement climatique, la Région Nouvelle-Aquitaine engage une transformation profonde de ses lycées. Objectif : adapter le bâti scolaire à un réchauffement anticipé de +4 °C d’ici 2100 et réduire drastiquement l’empreinte carbone des établissements.
Substituer les énergies fossiles
Aujourd’hui, 79 lycées publics sont alimentés par des énergies renouvelables ou par un réseau de chaleur urbain. La Région veut aller beaucoup plus loin : géothermie, biomasse, aérothermie ou récupération de chaleur des eaux usées sont étudiées pour 52 établissements supplémentaires. À l’horizon 2030, une vingtaine de nouvelles installations géothermiques pourraient voir le jour, tandis que 43 lycées sont pressentis pour un raccordement à un réseau de chaleur.
Un vaste plan solaire
La loi APER de 2023 impose l’étude systématique de la mise en place d’ombrières photovoltaïques sur les parkings de plus de 1 500 m². En Nouvelle-Aquitaine, 68 sites répondent à ce critère. La Région lance une étude en trois phases pour évaluer le potentiel de production, les coûts et les montages juridiques. Les toitures seront également analysées pour compléter ce futur « plan solaire ».