Régions de France a pris connaissance avec un vif intérêt des résultats de l’enquête « Radioscopie du régionalisme en 2025 » menée par l’IFOP pour « Régions et peuples solidaires ». Réalisée à partir d’un échantillon de 2 000 personnes, représentatif de la population vivant en France métropolitaine âgée de 18 ans ou plus, elle constitue une base de réflexion riche et rigoureuse. Sa principale conclusion est d’attester une adhésion très large de nos concitoyens à un renforcement des pouvoirs locaux et à une nouvelle étape vers plus de décentralisation.
68% des Français estiment, en effet, que les collectivités locales n’ont pas assez de pouvoir par rapport à l’État, soit une progression de 18 points depuis 2012 (50%). 71% sont favorables à ce que la France renforce considérablement le pouvoir des Régions. Plus précisément, 73% des Français soutiennent la possibilité des Régions à adapter les lois nationales pour tenir compte des réalités locales, une mesure plébiscitée en Corse (à 84%) dans un contexte marqué par la préparation d’une évolution statutaire majeure. Cette fibre régionaliste tient, selon l’IFOP, à un net rejet de l’organisation centralisatrice des pouvoirs publics en France : 90% des Français considèrent que l’État central est ainsi trop déconnecté des réalités locales, incitant le Gouvernement à repenser l’organisation territoriale du pays. Les résultats montrent également que la demande de décentralisation n’est plus l’apanage des seuls militants régionalistes, mais devient une revendication transpartisane et intergénérationnelle. Il faut y voir aussi la confirmation des réussites des politiques menées par les Rrégions en faveur des mobilités du quotidien, de l’éducation et de la formation, de la santé, ou encore du développement économique.
Cette enquête vient conforter les analyses et propositions des présidents de Régions qui plaident de longue date pour donner une nouvelle impulsion amitieuse à la décentralisation. Le 29 août 2024, lors de leur rencontre avec le Président de la République, Carole DELGA, présidente de Régions de France et de la Région Occitanie et Renaud MUSELIER, président délégué et président de la Région Sud, lui avaient demandé d’ « instaurer un meilleur équilibre des rapports entre l’État et les collectivités et d’initier une nouvelle étape de décentralisation, permettant un meilleur partage des pouvoirs, davantage de résultats et plus de participation citoyenne. »
Cet appel à un changement radical de méthode, fondé sur la confiance envers les territoires collectivités pour mener des politiques de proximité en faveur des citoyens, reste d’une parfaite actualité.