En l’absence de leurs vaches, les éleveurs ont logiquement boudé le salon de l’agriculture, préférant rester auprès de leurs bêtes. Une poignée d’entre eux a toutefois fait le déplacement à Paris jeudi : ils ont reçu leur plaque matérialisant leur sélection à la vente de femelles bouchères Label Rouge.
« Un être vous manque et tout est dépeuplé » Didier PERRICHON, président de l’association Charolais Label Rouge se sent un peu seul au salon de l’agriculture. Les vaches ne sont pas là. Les visiteurs sont moins nombreux : « ça montre qu’une vache, dans l’œil de nos concitoyens, c’est une belle image » se rassure-t-il.
Jeudi 26 février, une poignée d’éleveurs de Saône-et-Loire, issus du berceau de la race charolaise, s’est tout de même rendu au salon de l’agriculture. Estampillés de leur veste « Charolais Label Rouge », ils sont venus récupérer leur plaque matérialisant leur sélection pour la vente de femelles bouchères. Traditionnellement, les vaches sélectionnées sont vendues aux enchères sur le salon. Les acheteurs jugent sur pièce. Cette année, en l’absence des vaches, la vente s’est faite à distance. Sur photos. Le pari était risqué, mais les acheteurs ont joué le jeu. Les six bêtes ont trouvé preneur. « On a travaillé, on a transpiré. La relation éleveur – boucher est maintenue. C’était ça l’objectif : garder la flame allumée » souffle Hugues PICHARD, président de Charolais France.