Ce webinaire technique, organisé par Régions de France, a réuni plus de 100 participants autour d’un objectif clair : valoriser les démarches proactives des Régions métropolitaines dans la régionalisation des objectifs EnR de la PPE, engagées sans attendre un cadrage national stabilisé.
À l’interface entre planification stratégique et mise en œuvre opérationnelle, les Régions ont rappelé que la planification énergétique est un exercice de terrain, exigeant mais indispensable pour donner de la visibilité aux acteurs et structurer des trajectoires territoriales cohérentes. Depuis la loi Climat et Résilience puis la loi APER, elles se sont fortement mobilisées pour opérationnaliser ces enjeux, souvent en anticipation des attentes nationales.
Dans un contexte marqué par l’absence persistante de PPE publiée, les Régions ont fait le choix d’avancer, de construire des trajectoires crédibles et d’engager une concertation élargie, au-delà des seuls comités régionaux de l’énergie. Les échanges ont mis en évidence une approche décentralisée et territorialisée, laissant émerger des différenciations régionales dans le développement des EnR, et soulignant la nécessité d’un dialogue itératif État–Régions pour assurer le bouclage national.
Les retours d’expérience ont également mis en lumière des méthodes de travail robustes : analyse des écarts par filière, approche par fourchettes d’objectifs, partage des enjeux avant la fixation des cibles, ateliers dédiés au mix énergétique régional, travail sur les freins et opportunités territoriales.
Malgré des marges de manœuvre parfois contraintes, les Régions, cheffes de file climat-air-énergie et responsables des SRADDET et SRCAE, se sont pleinement saisies de l’exercice. À titre d’illustration, pour 12 Régions (hors Île-de-France), les objectifs EnR territorialisés à horizon 2030 atteignent 490,4 TWh, soit +2 % par rapport à l’objectif PPE 2.
Ce webinaire a enfin permis de partager les points de vigilance exprimés par les Régions : manque de visibilité nationale sur certaines filières, besoin de stabilisation et de soutien, déphasage des calendriers et multiplication des dispositifs. Il confirme la nécessité de mieux articuler cadres nationaux et dynamiques territoriales, en s’appuyant sur l’expérience concrète des Régions.