mercredi 05 octobre 2022
22 mars 2022

Bretagne : un appel à projets en faveur de la préservation de l’eau

Encourager les initiatives en faveur de la préservation et la valorisation des milieux aquatiques et des zones humides, tel est l’objet du 2ème appel à projets de la fondation Breizh Biodiv. Lancé le 22 mars à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, il s’adresse aux territoires dont la ressource en eau est en « bon état » au titre de la directive cadre européenne sur l’eau. Les EPCI et syndicats gérant les bassins versants, ainsi que les structures d’animation des SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau) sont invités à répondre jusqu’au 19 juin.

Tourbiere de Landemarais à Parigné (35)

Lancée fin 2020, la fondation Breizh Biodiv poursuit sa croissance. Après avoir soutenu 10 premières initiatives de reboisement ou de réintroduction de l’arbre en ville, un nouvel appel à projets vient encourager les chantiers innovants qui favorisent le maintien du bon état des eaux en Bretagne : restauration de la continuité d’un cours d’eau, de la morphologie de son lit et de ses berges, de la diversité de ses habitats aquatiques…

À travers cette aide, Breizh Biodiv souhaite maintenir la bonne fonctionnalité des masses d’eau car celle-ci a un impact direct sur la préservation d’espèces et d’habitats naturels remarquables aujourd’hui menacés.

Un appel à projets en faveur de la préservation de l’eau en Bretagne

La fondation Breizh Biodiv lance un nouvel appel à projets pour soutenir les initiatives destinées à maintenir le bon état des eaux sur les territoires bretons. Déposez votre projet !

Un état des lieux mitigé

En Bretagne, le réseau hydrographique s’étend sur 30 000 km de cours d’eau découpés en plus de 560 bassins versants, principalement de petite taille (500 inférieurs à 50 km²). Cette multitude de petits bassins côtiers constitue la spécificité du territoire breton et contribue à une forte imbrication des parcelles agricoles, bocage et rivières, rivières et milieux côtiers. Cette organisation de nos paysages est une source de richesse biologique mais aussi de fragilité.

Un état des lieux établi en 2019  par l’agence de l’eau Loire-Bretagne a montré que, sur le territoire armoricain (correspondant quasiment au territoire régional), seuls 32% des masses d’eau « cours d’eau » et 6% des masses d’eau « plans d’eau » sont considérées en bon état. Ces résultats s’expliquent par des altérations liées à la pollution des cours d’eau par les pesticides mais aussi par la dégradation de leur morphologie ou une continuité écologique défaillante.

À l’Ouest de la Bretagne notamment, des territoires présentent des masses d’eau en bon état : cela représente 65% des masses d’eau du Finistère, et près de 45% des masses d’eau du Morbihan et des Côtes d’Armor.

Qu’entend-on par bon état ?

Au sens de la directive cadre sur l’eau (DCE), pour qu’une masse d’eau puisse être classée en bon état, il faut que son état écologique (examiné au travers de critères biologiques et physico-chimiques) et son état chimique (recherche de substances dangereuses) soient tous les deux bons.
Ce classement n’implique pas nécessairement un bon fonctionnement écologique. Des désordres comme l’altération de la morphologie des cours d’eau peuvent être constatés sur le terrain. Des opérations de restauration peuvent alors être conduites, qui auront un impact bénéfique sur le nombres d’espèces présentes sur les sites.
Une fois ce bon état atteint, il est essentiel de le maintenir. Cela suppose un travail d’entretien, mais également une sensibilisation auprès des différents publics pour maintenir les bonnes pratiques dans le temps.

Quelles conditions pour répondre à l’appel à projets ?

Cet appel à projets s’adresse à des porteurs de projets compétents en matière de gestion de l’eau, sur des territoires dont les masses d’eau sont en bon état :

  • Les EPCI et les syndicats porteurs d’actions sur les bassins versants, détenteurs ou délégataires de la compétence GEMA (gestion des milieux aquatiques)
  • Les structures porteuses de SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau).

Mais d’autres structures intervenant dans ce domaine en partenariat avec une structure compétente peuvent également répondre :

  • Les collectivités territoriales et leur groupement (communes, EPCI, pays)
  • Les établissements publics
  • Les associations d’intérêt général
  • Les groupements d’intérêt public (GIP)
  • Les syndicats mixtes

Les initiatives proposées doivent contribuer au bon fonctionnement écologique des hydrosystèmes et pour cela, proposer des chantiers innovants portés sur le terrain. Mais elles doivent également contenir un volet animation afin d’associer et sensibiliser les publics aux actions engagées (parcours pédagogique, exposition, espace d’accueil…).

 

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