vendredi 23 octobre 2020
21 juillet 2020

Sud: la Région au coeur de l’énergie du futur avec ITER

Depuis toujours, les énergies sont au cœur du développement de notre civilisation. Alors qu’une pièce de plus de 400 tonnes, la PF6, acheminée depuis la Chine, est arrivée à Cadarache début juillet, c’est pour continuer à avancer et à innover, que la Région Sud est fière d’être le partenaire du plus grand projet scientifique du monde : ITER.

L’énergie de fusion, l’enjeu des 20 prochaines années

ITER, en anglais, International Thermonuclear Experimental Reactor, est l’un des projets les plus ambitieux au monde dans le domaine de l’énergie.

En France, en Région Sud, les 7 membres d’ITER Org (Europe, Chine, États-Unis, Japon, Corée du Sud, Fédération de Russie) sont engagés dans la construction du plus grand Tokamak jamais conçu, une machine qui doit démontrer que la fusion — l’énergie du soleil et des étoiles— peut être utilisée comme source d’énergie à grande échelle, non émettrice de CO2, pour produire de l’électricité.  À terme, l’objectif d’ITER est de démontrer la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire avant de l’exploiter dans l’industrie, au service du plus grand nombre.

©Anne Van Der Stegen

Un mini soleil pour briller en Région Sud

Le constat à l’origine de ce chantier pharaonique est simple. Produire une énergie propre, sécurisée, en très grande quantité, grâce à la fusion d’atomes. ITER utilisera du Deutérium, disponible dans l’eau des lacs et océans et du Tritium, produit au sein même du réacteur, grâce au Lithium présent dans la couche terrestre qui garantissent un approvisionnement pour des milliers d’années. Finalement, c’est un mini soleil qui sera reproduit, pour générer 10 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme.

©Anne Van Der Stegen

Le Tokamak : un élément majeur

Au cœur du projet ITER, le Tokamak est une machine expérimentale conçue pour exploiter l’énergie de la fusion. Dans l’enceinte d’un Tokamak, l’énergie générée par la fusion des noyaux atomiques est absorbée sous forme de chaleur par les parois de la chambre à vide.

Tout comme les centrales électrogènes classiques, une centrale de fusion utilise cette chaleur pour produire de la vapeur, puis, grâce à des turbines et à des alternateurs, de l’électricité.

Élément essentiel du projet ITER, le Tokamak est récemment entré dans sa phase finale de construction. Cette étape a ainsi permis le démarrage des activités d’assemblage dans le hall, pour préparer l’installation de la base du Cryostat dans la fosse.

Effectivement, malgré le confinement, le chantier s’est poursuivi à Cadarache et a notamment permis de mener à bien les différents assemblages. C’est le cas de la base du Cryostat, d’un poids de plus de 1250 tonnes, soit l’élément le plus lourd du projet. Fin juin, l’arrivée à Cadarache de la bobine Poloidale n°6 (PF6) de 400 tonnes est une prouesse ! Elle est la plus lourde des six anneaux supraconducteurs, acheminée depuis la Chine où elle a été fabriquée.

La PF6, une étape charnière

Cet aimant de plus de 400 t et de 10,5 m de diamètre, accompagné de cinq autres pièces, constituera la cage magnétique qui permettra de faire monter la température à 150 millions de degrés, soit 10 fois celle du Soleil, dans la plus grande chambre à vide du monde, enfermée dans un Tokamak de 60 m de haut. C’est à l’intérieur que sera produit la réaction de fusion de l’hydrogène.

Fabriquée en Chine dans la ville de Hefei, la PF6  a suivi un long périple pour arriver en Région Sud. Depuis Shangai, sur un cargo, jusqu’au port de Marseille-Fos. Puis, dans le cadre d’un convoi exceptionnel d’une durée de 3 semaines, pour parcourir les derniers 106 km de la route “ITER”, au rythme de 5 km/h, fragilité du convoi oblige. C’est le 26 juin 2020, en présence de Renaud Muselier, Président de la Région Sud, Président de Région de France, que la PF6 a été dévoilée.

©Regis Cintas Flores

ITER, une dynamique pour le territoire régional

Depuis 2007, les retombées économiques sont d’ores et déjà très importantes pour le territoire : plus de 3.75 milliards d’euros de contrats pour entreprises françaises ont été décrochés, dont 2.68 milliards d’euros attribués à des entreprises implantées en Région Sud. En termes d’emplois, 1 000 personnes travaillent directement pour ITER Org, l’organisation internationale en charge du projet, quand 1 500 personnes travaillent sur le chantier, avant un pic à 2 500 au plus fort de la phase d’assemblage.

L’engagement de la Région Sud pour ITER

  • Dès les débuts du projet, en 2005, la Région apportait son soutien à hauteur de 152 millions d’euros, répartis à différents niveaux :
  • Une contribution à la construction du réacteur
  • La construction de l’école internationale de Manosque, pour accueillir les enfants des centaines de personnes mobilités sur le projet
  • La réouverture du barrage EDF de Cadarache pour faciliter l’accès au site d’ITER pour les salariés
  • Le réaménagement de la sortie 17 de l’A51.

Désireuse d’accompagner la réussite de ce projet, la Région Sud se positionne comme un partenaire privilégié pour ITER pour la suite de cette aventure historique vers l’énergie du futur, pour ouvrir la voie à l’exploitation et à la maîtrise d’une nouvelle énergie, la fusion de l’hydrogène, à la fois propre et renouvelable.

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