samedi 18 septembre 2021
2 juin 2021

Sud: pour un tourisme responsable en Région

Depuis 2007, le 2 juin est la Journée mondiale pour un tourisme responsable. Une initiative accompagnée par la Semaine Européenne du développement durable (SEDD), qui a lieu chaque année du 30 mai au 5 juin. Référence touristique mondiale, avec ses 3 marques monde, Provence, Alpes et Côte d’Azur, la Région Sud et le Comité Régional du Tourisme sont engagés pour un tourisme responsable au sein d’un territoire qui doit être protégé.

tourisme, environnement, préserver, nature, Région, SudLa Région Provence-Alpes-Côte d’Azur est un écrin aux mille facettes, où les beautés de la terre sont omniprésentes. Si le tourisme y génère 10% des emplois pour 19,8 milliards d’euros de consommation touristique (13% du PIB régional), elle n’en reste pas moins une terre extrêmement préservée couverte par 60% d’espaces naturels protégés.

La Région Sud abrite ainsi 4 Parcs nationaux (Les Calanques, Port-Cros, Les Ecrins, le Mercantour) et 9 Parcs naturels régionaux (Les Alpilles, le Luberon, le Verdon, le Mont-Ventoux, la Sainte-Baume, les Baronnies provençales, la Camargue, le Queyras, les Préalpes d’Azur). A ces joyaux naturels s’ajoutent 11 réserves nationales, 6 réserves régionales, et bien sûr une biodiversité exceptionnelle.

Préserver les espaces naturels protégés

Une collaboration innovante avec WAZE, une première mondiale pour influencer en direct les flux des visiteurs !

Depuis fin 2019, une expérimentation inédite est menée entre le CRT et le site leader de la navigation GPS, WAZE, pour faire face aux pics de fréquentation ponctuels de certains sites naturels sensibles. L’été dernier, 4 sites avaient été choisis dans les Parcs naturels régionaux du Luberon et du Verdon pour expérimenter ce dispositif : le sentier des ocres à Roussillon, le Colorado provençal à Rustrel, le sentier Blanc Martel et la plage Saint-Julien au bord du lac d’Esparron. Concrètement, en cas de fréquentation importante de ces sites, la destination et Waze proposaient aux automobilistes des sites alternatifs proches et moins fréquentés à visiter. Ou, dans le cas du sentier Blanc-Martel, des indications pour se rendre sur un parking relais et emprunter une navette gratuite pour rejoindre le site, afin de désengorger les parkings les plus proches en cas de saturation. Les résultats de cette première expérimentation, menée entre le 5 juin et le 31 juillet 2020, se sont avérés concluants : 325 000 conducteurs ont été touchés par le dispositif mis en place autour des 4 scénarios d’expérimentation, et plus de 28 000 navigations vers les solutions alternatives proposées ont été « provoquées » à la suite de l’exposition aux messages.

Les résultats de cette expérimentation ont été très prometteurs. Le dispositif est donc élargi pour l’été 2021 : ce sont désormais 8 parcs nationaux ou naturels régionaux – les Parcs nationaux des Calanques (avec L’office Métropolitain de Tourisme et des Congrès de Marseille), des Ecrins, du Mercantour et de Port-Cros ainsi que les Parcs naturels régionaux des Alpilles, des Préalpes d’Azur, de la Sainte-Baume et du Verdon qui s’associent au CRT et à Waze pour déployer le dispositif à plus grande échelle.

 

Construction et diffusion d’itinéraires alternatifs

Pour mieux diffuser les flux des visiteurs et encourager le désengorgement des spots naturels les plus emblématiques, le CRT et les espaces naturels protégés de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont mené un important travail de fond pour recenser les sites potentiellement exposés à des pics de fréquentation à certaines périodes de l’année, et proposer des alternatives. Ces sites alternatifs sont aussi faciles d’accès et aussi beaux. Ils sont simplement moins connus.

Par exemple, Dans le Parc naturel régional du Verdon, certains sites connaissent des pics de fréquentation importants pendant la saison estivale et lors de nombreux de week-ends sur les ailes de saison. C’est le cas des Gorges du Verdon ou des rives des espaces lacustres (Castillon, Sainte-Croix, Esparron). L’objectif, sur ce territoire, est de montrer qu’il existe d’autres sites à découvrir, notamment en randonnée. Les sommets du Verdon (Montdenier, Sommets du Teillon, Artuby, Crêtes de Serre, Massif du Chiran – Chanier, …) ou les villages abandonnés, comme Châteauneuf-lès-Moustiers, offrent une expérience unique, voire insolite, aux visiteurs. Le site chemindesparcs.fr propose d’ailleurs de nombreuses idées de sorties dans l’ensemble des parcs naturels régionaux, dont le Verdon. Pour ceux qui préfèrent découvrir ces espaces à vélo, le site web du « Verdon à vélo » référence de nombreux itinéraires à découvrir.

La Région qui se visite à toute saison !

Depuis plusieurs années, l’étalement de la fréquentation touristique sur les 4 saisons est un objectif majeur pour désengorger les sites les plus prisés. Concrètement, il s’agit d’inciter les touristes à visiter la région au printemps et à l’automne, pour lisser la fréquentation sur l’ensemble de l’année et ainsi éviter que trop de visiteurs se retrouvent au même endroit au même moment. Pour y parvenir,  des filières prioritaires ont été développées, qui se prêtent à une pratique tout au long de l’année (Ecotourisme, vélo, visite d’entreprises, œnotourisme, tourisme golfique, art moderne et contemporain…).

Dans la même logique, les clientèles internationales qui séjournent davantage dans la région en dehors de la haute saison et contribuent plus aux emplois du tourisme sont aussi visées par cette stratégie, qui a porté ses fruits : entre 2014 et 2019, les recettes issues du tourisme ont progressé de près de 2 milliards d’euros, la fréquentation est restée stable (voire en légère baisse) en très haute saison, alors qu’elle a progressé sur les autres saisons.

 

Le tourisme responsable, c’est aussi l’affaire de tous

Des visiteurs, pour le respect de la nature, de la mer, des sentiers ou des lieux remarquables pendant leurs séjouts, aux acteurs du tourisme professionnel, tout le monde est concerné. En dehors des espaces naturels protégés, les acteurs touristiques locaux de la région multiplient ces dernières années les initiatives écoresponsables. C’est par exemple le cas dans les Alpes du Sud (qui ne connaissent aucun pic de pollution à l’année) : la station des Orres, pionnière de la transition énergétique, a déployé, depuis 2012, un système de management de l’énergie. Serre-Chevalier ambitionne de produire 30% de la consommation électrique totale de son domaine skiable d’ici la fin de l’année. Grâce à la diminution de la pollution lumineuse et des émissions de gaz à effet de Serre, Valberg a obtenu le label « Flocon Vert », décerné par un comité où siège l’ADEME.

A l’heure où la préservation de l’environnement n’est plus une option, concilier tourisme et respect, c’est bien l’affaire de tous !

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