mardi 05 juillet 2022
4 janvier 2022

Occitanie: LGV – le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest accélère

TGV, transport, région, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine

Train à grande vitesse TGV SNCF.

Le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest, ou « GPSO », va désenclaver l’Occitanie ainsi que le sud de la Nouvelle-Aquitaine et s’inscrit dans la décarbonation des mobilités. Après des années de travail, des accélérations décisives se produisent.

327 km de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse, pour décarboner les mobilités et doper l’attractivitéde l’Occitanie. Voilà l’objectif du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). GPSO, c’est la création d’une ligne nouvelle à grande vitesse pour relier Toulouse à Bordeaux, d’une autre ligne entre Bordeaux et Dax, et la réalisation de voies supplémentaires sur la ligne existante, au nord de Toulouse et au sud de Bordeaux. Un projet ambitieux, chiffré à 14 milliards d’euros.

À quoi servira le GPSO ? Il fera tout d’abord gagner 1h sur le trajet Toulouse-Paris. Ce dernier s’effectuera en 3h10, au lieu de 4h10 aujourd’hui. Le nombre d’allers-retours quotidiens passera de 7 à 16 ! Ce gain de temps sera un atout pour l’économie régionale, encourageant l’implantation de nouvelles entreprises et d’habitants nouveaux.

Mais ce n’est pas tout. Trait d’union entre Atlantique et Méditerranée, desservant 17 millions d’habitants et quelque 800 000 entreprises, le GPSO permettra plus globalement « d’insérer Toulouse et la Région Occitanie dans le réseau européen à grande vitesse », explique Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.

À l’inverse, sans ce projet, « l’Occitanie serait exposée au risque de décrochage vis-à-vis d’autres métropoles du sud de la France », déjà connectées au réseau à grande vitesse. Le projet diffusera enfin l’effet grande vitesse sur tout le territoirerégional, par une forte interconnexion entre les TGV et les trains régionaux (gare nouvelle Montauban/Bressols). La LGV nous concerne donc toutes et tous.

Un projet mature et financé

Où en est-on ? Le projet a été déclaré d’utilité publique (feu vert administratif pour le déclenchement du chantier) en 2016. Tout s’accélère en 2021. Le plan de financement du GPSO a été bouclé le 26 septembre. L’État participera à hauteur de 40 %, l’Union Européenne à hauteur de 20 % et les collectivités de 40 %. La Région Occitanie prendra à sa charge 41 % du montant dévolu aux collectivités, soit 1,2 milliard d’euros pour le GPSO et 401 millions d’euros pour la ligne Montpellier-Perpignan (lire encadré). Les premiers coups de pelle sont programmés en 2024, pour une première circulation à l’horizon 2030.

 

Une ligne à grande vitesse, c’est plus de trains régionaux

Certains s’opposent au projet, affirmant qu’il faudrait prioriser les trains régionaux et le fret ferroviaire. Un argument infondé : pour développer les trains régionaux et le fret, des « sillons » ferroviaires supplémentaires sont indispensables. Ce qui est impossible aujourd’hui, avec le seul et unique axe actuellement en service entre Bordeaux et Toulouse. La création d’une seconde ligne, dédiée à la grande vitesse, va, en revanche, libérer de la capacité sur les lignes existantes. L’argument est aussi valable pour la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP).

“Après des années de combat, les LGV Toulouse-Bordeaux et Montpellier-Perpignan vont libérer les voies pour développer les trains du quotidien, notamment les “RER” toulousain et du littoral” – Carole Delga

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