samedi 23 janvier 2021
11 janvier 2021

Occitanie: CPER 2021-2027, un investissement massif pour la relance et l’avenir

Plus de 5,7 milliards d’euros seront injectés en Occitanie jusqu’en 2027 via le Contrat de Plan État-Région, dont le socle a été validé samedi 9 janvier. Ce contrat, qui sera signé à l’automne 2021, va financer le rebond économique, la transition écologique, la justice sociale et territoriale, la solidarité́, la lutte contre les discriminations… Pour agir vite, 1,7 milliard sont programmés en 2021 et 2022 via l’Accord régional de relance.

La Région et l’État ont validé le 9 janvier le cadre général, les objectifs et le montant des investissements – 5,7 milliards d’euros – du futur Contrat de Plan État-Région (CPER) 2021-2017, un outil majeur au service du développement régional. Samedi, la présidente de la Région et le préfet de région ont aussi signé l’Accord régional de relance 2021-2022, intégré dans le CPER. La signature a eu lieu en présence du Premier Ministre à Tarbes, chez le spécialiste du brasage céramique-métal SCT, fleuron de l’industrie occitane. Elle intervient après une large concertation débutée en 2019 par la Région avec l’État, les collectivités, les acteurs socio-économiques et les parlementaires.

L’effort conjoint d’investissement atteint 5,7 milliards d’euros : plus de 2,9 milliards engagés par la Région et près de 2,8 milliards par l’État. C’est 38 % de plus par rapport à la période précédente, signe de l’engagement exceptionnel pour la relance.

Des priorités communes

Dans le cadre du plan « France Relance », 800 000 € seront octroyés à l'entreprise SCT pour moderniser la structure et développer sa capacité de production

Les choix inscrits dans le Contrat de Plan État-Région s’appuient sur deux piliers : excellence et soutenabilité, rééquilibrage et solidarité des territoires. Un modèle déjà affirmé dans le « Pacte Vert » adopté par la Région fin 2020. Les priorités communes décidées avant la crise demeurent : ce sont la transition écologique, la recherche, l’innovation et l’enseignement supérieur, la cohésion sociale et territoriale. Près d’un quart des crédits du CPER alimenteront la transition écologique et énergétique en Occitanie. L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation seront fortement soutenus, tels les campus « connectés », l’hydrogène vert, l’industrie et la santé du futur… La cohésion territoriale abordera l’attractivité du littoral, l’aménagement numérique, le désenclavement routier et ferroviaire et le canal des deux mers.

Les enseignements tirés de la crise Covid-19 ont conduit la Région et l’État à inclure également dans le CPER des opérations liées à la santé, la formation professionnelle et le développement économique (avec une place centrale à l’agriculture), l’inclusion numérique, les infrastructures de mobilités, la culture, le patrimoine, le tourisme et le sport.

Signature du CPER à l’automne 2021

Le cadre du futur CPER fixé, la concertation continue au premier semestre 2021 avec les partenaires territoriaux cofinanceurs des opérations. Le projet sera soumis ensuite à une évaluation stratégique environnementale et à une consultation du public durant trois à quatre mois. C’est à l’automne 2021 que la signature du premier Contrat de Plan État-Région à l’échelle de l’Occitanie doit intervenir.

Précisions : l’accord du 9 janvier ne comprend pas les investissements sur les infrastructures de mobilités à partir de 2023, qui seront négociés en 2021 et 2022. La Région peut aussi ajouter sur les opérations du CPER des fonds européens. Enfin, cinq contrats de plan impliquant plusieurs Régions (à signer en 2021) apporteront des financements complémentaires en Occitanie : ils bénéficieront à deux massifs montagneux (Pyrénées et Massif Central) et trois bassins fluviaux (Plans Lot, Garonne et Rhône-Saône).

Cap sur la relance en 2021-2022

La ville de Lourdes

Pour assurer une réalisation rapide des projets face à la crise du Covid-19, la Région a signé avec l’État un Accord régional de relance, intégré dans le CPER 2021-2027. Orienté sur le soutien à l’emploi, la relance de l’économie, la cohésion sociale et l’équité entre les territoires, il mobilisera plus de 1,7 milliard d’euros en 2021 et 2022, dont 860 millions de la Région et 900 millions de l’État.

Les financements « Relance » passent notamment par des appels à projets et de nouveaux outils, comme des aides à la rénovation énergétique des bâtiments publics, les « Territoires d’industrie », le « Plan Lourdes » ou la création de l’opérateur régional foncier F’OCCAL pour accompagner la restructuration des commerces de proximité et de l’artisanat des centres-villes des moyennes et petites villes.

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