3 juin 2021

Nouvelle-Aquitaine: So Ethic, des pots de fleurs sans plastique

Pour répondre à la problématique du tout plastique dans la production et la vente des plantes, So Ethic, entreprise basée  dans la Région Nouvelle-Aquitaine, propose des pots écologiques, 100 % naturels et biodégradables conçus à partir de compost et de résidus de bois provenant des sites de valorisation locaux.

So ethic, environnement, plantation, Région, Nouvelle-AquitaineSo Ethic pouvait difficilement trouver meilleur emplacement, au milieu des bois à Bonneuil-Matours, à quelques kilomètres de Poitiers, dans un bâtiment de 7000 m2 réhabilité, occupé autrefois par une scierie. Ce site répond complétement à la philosophie de l’entreprise : réemploi et respect du milieu naturel avec une production inscrite dans une démarche d’économie circulaire.
Créée en 2019, elle produit des pots de fleurs nouvelle génération, 100 % naturels et biodégradables, pouvant être directement mis en terre. Ils sont conçus à partir de végétaux issus du compost et du broyat des déchets verts.

Ce projet est né de l’association de deux structures, la start-up israélienne Bioplasmar, spécialisée dans la recherche et le développement d’alternatives biologiques en remplacement des matières plastiques et la société SEDE (filiale du groupe VEOLIA) évoluant dans le traitement multifilières des déchets organiques et minéraux.

 

Solide et biodégradable

Une union clairement tournée vers le respect de l’environnement, avec un enjeu de taille : en France, le marché des plantes achetées en pots en plastique à usage unique s’élèverait à près de 800 millions. « Nous voulons ainsi proposer une réelle alternative au plastique, dont certains matériaux utilisés sont difficilement recyclables », souligne Tobias Pierrepoint, directeur commercial de So Ethic. Et les attentes des professionnels vont dans ce sens. « Il y a une volonté clairement affirmée des maraîchers, collectivités, horticulteurs, pépiniéristes et jardineries de s’inscrire dans une démarche responsable et plus vertueuse pour l’environnement, répondant aussi à un souhait des consommateurs. Certes nos pots sont un peu plus chers à produire, mais l’impact sera assez faible pour ces derniers. »
Toute la difficulté pour les concepteurs de ces pots, qui se déclinent dans deux gammes les plus courantes – 13 cm de diamètre et 10,5 cm -, a été d’arriver à trouver le compromis entre leur solidité et leur biodégradabilité. « Le pari était d’arriver à ce qu’ils restent stables en pépinières au moins quatre mois et qu’ils se dégradent rapidement, en deux mois maximum, une fois en terre. » Tout en garantissant des objectifs forts qui, aujourd’hui, en font un produit qui se démarque des autres solutions existantes sur le marché : « des pots 100 % français en ayant recours aux ressources locales, 100 % économie circulaire, 100 % biodégradable avec un apport d’amendement pour la plante et 0 % de plastique».

Si les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, So Ethic veut alors être totalement transparente. L’entreprise affiche clairement ses engagements par des labélisations : certification biologique, certification de la biodégradabilité (plus haut niveau). « En outre, l’INRAE (Institut national de la recherche agronomique) est actuellement en trait de valider le produit », précise Tobias Pierrepoint.

30 millions de pots en 2022

Avec un premier investissement de 4,8 millions d’euros, l’entreprise vient de démarrer la fabrication des pots sur une ligne de production, qui sera complétée par deux autres dans les prochains mois. Le processus passe par trois grandes phases robotisées : le malaxage des matériaux après leur mélange avec un liant naturel, le pressage et le séchage dans un four. D’ici 2022, So Ethic devrait sortir de l’usine 30 millions de pots pour fournir une trentaine de clients. Ce qui nécessitera l’embauche de sept personnes afin de grossir l’équipe actuelle composée de cinq personnes.

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