lundi 06 décembre 2021
19 octobre 2021

Nouvelle-Aquitaine: l’alimentation de demain pousse dans le Grand Bergeracois

agriculture, Région, Nouvelle-AquitaineEn Nouvelle-Aquitaine, le Grand Bergeracois est engagé dans un projet alimentaire territorial (PAT) depuis 2015. L’objectif est notamment de garantir la souveraineté alimentaire, de préserver le secteur agricole et de garantir l’accès à des produits de qualité pour tous.

Il y a des slogans qui résument parfaitement les actions mises en place. C’est le cas avec le projet alimentaire territorial du Grand Bergeracois : « Aller de la fourche à la fourchette ». Une baseline, comme on dit en marketing, qui présente bien le projet réalisé dans la sous-préfecture de Dordogne et dévoile déjà les multiples facettes et implications que doit avoir un projet alimentaire territorial (PAT).

Le Grand Bergeracois s’est engagé dans cette direction suite au rapport de l’ex-députée de Dordogne Brigitte Allain, « Et si on mangeait local …», remis en octobre 2015, avec la volonté d’engager une initiative d’un projet alimentaire territorial sur le sujet. Le Grand Bergeracois a saisi  l’opportunité en créant un poste d’animateur pour le suivre et trouver les moyens financiers. Un poste aidé à hauteur de 15.000 euros par la Région Nouvelle-Aquitaine.

Des groupes de travail se sont mis en place rapidement soutenus par de nombreux partenaires pour aider à la structuration de ce type de projet novateur en 2016 avec toute la méthodologie nécessaire. Et dès la fin 2016, le projet est initié grâce à la « charte d’ambitions du projet alimentaire du Grand Bergeracois ».

 

Souveraineté alimentaire du territoire

Une ambition forte se dessine dès la première des huit orientations stratégiques du projet alimentaire territorial : « Assurer la souveraineté alimentaire du territoire ». Comme l’explique l’animatrice du PAT : « Nous sommes un territoire agricole pour lequel l’agriculture représente une activité économique très importante. Le PAT permet d’être au cœur des thématiques d’avenir ».
Elle complète : « la volonté de la « fourche à la fourchette » est d’agir sur tous les plans : de la production jusqu’à la consommation. Donc en considérant l’installation agricole, le foncier, l’économie, la transmission à d’autres territoires, le social mais également les déchets et gaspillages, etc. Bref, tout ce qui est connexe à la consommation alimentaire. »

Cela commence donc par la souveraineté alimentaire du territoire. Si, il y a quelques années, on parlait d’indépendance alimentaire, cela n’était pas pérenne et restreignait la production au seul territoire défini. « La souveraineté alimentaire permet de maintenir les paysages, d’assurer l’économie locale et de favoriser l’installation agricole. Nous ne sommes pas un territoire sur lequel il y a des grosses industries qui embaucheraient 1 500 personnes. Notre point fort, c’est l’agriculture, le tourisme et l’économie présentielle », indique l’animatrice du PAT.

Sans oublier le social avec l’accès à la qualité des produits pour tous. Comme l’explique le Grand Bergeracois, le territoire promeut des produits agricoles locaux de qualité, c’est-à-dire offrant sécurité sanitaire, équilibre nutritionnel et qualité gustative, et économiquement accessible à tous les habitants quels que soient leurs revenus.

 

Préserver la production alimentaire, génératrice d’emplois

Le foncier représente un travail important de ce PAT car maintenir le foncier agricole c’est préserver le potentiel de production alimentaire du territoire. « L’objectif est de maintenir les paysages et de préserver les terres arables. Les zones d’activités agricoles doivent être utilisées à bon escient. Il ne faut pas que cela serve uniquement à la construction. Notre activité économique c’est l’activité agricole, on doit la prendre en compte dans notre développement. » Le programme d’excellence alimentaire de la Communauté d’agglomération Bergeracoise (CAB) œuvre dans ce sens pour reconquérir les captages d’eau potable pour créer une ceinture verte autour de Bergerac. Ces actions permettent alors de favoriser le renouvellement des générations d’exploitants agricoles. Si l’agriculture est vivrière, elle est aussi génératrice d’emplois.

Le projet alimentaire territorial, novateur, a aussi vocation à essaimer dans tous les territoires de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Consulter l’article

Partager cet article :

About emmanuel georges picot

  • Email