mercredi 12 mai 2021
19 février 2021

Ile-de-France: covid-19, la Région expérimente le dépistage canin

La Région Île-de-France et ses partenaires réalisent une expérimentation de dépistage du Covid-19 grâce aux capacités olfactives du chien. Déjà prometteuse, l’étude scientifique menées sur 2.000 personnes doit permettre d’évaluer la fiabilité et de valider cette nouvelle technique. Il s’agit du premier essai d’une telle ampleur mené en France.

covid19, expérimentation, Région, Ile-de-FranceLe projet innovant Nosaïs-Covid19, conduit en Île-de-France depuis mars 2020 par des vétérinaires, maîtres-chiens, médecins et biologistes, a permis de démontrer la capacité des chiens à détecter les porteurs du virus. 

La Région Île-de-France, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et l’École nationale vétérinaire d’Alfort, avec l’appui de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, de la Croix-Rouge Française, des SDISdes départements de l’Oise et des Yvelines et d’Île-de-France Prévention Santé Sida (ex-Crips), se mobilisent actuellement pour faire avancer la recherche sur le dépistage de la Covid-19.  

L’expérimentation conduite en ce moment a pour objectif de confirmer scientifiquement cette nouvelle méthode de dépistage.

La première expérimentation de dépistage canin du Covid-19 menée en France

Dans le cadre de cette étude qui s’étalera sur 2 à 4 semaines environ, 2.000 personnes volontaires, jeunes et asymptomatiques, se verront proposer :

  • Un test PCR nasopharyngée,
  • Un test PCR salivaire,
  • Un test olfactif canin.

Une fois les 3 résultats comparés, l’étude scientifique permettra, pour la première fois en France, d’évaluer l’efficacité de cette technique, et d’envisager d’en faire un outil supplémentaire dans la lutte contre l’épidémie.

9 chiens spécialisés et formés aux méthodes Nosaïs (développées par l’École nationale vétérinaire d’Alfort), dont 3 chiens venus en renfort des Émirats arabes unis, mèneront les détections. Les 2.000 prélèvements permettront de statuer l’efficacité canine dans le dépistage du virus.

« En moyenne, un chien peut détecter entre 200 et 300 personnes par jour. Si 1.000 chiens étaient formés et déployés en France, nous pourrions atteindre près de 300.000 tests journaliers », explique Dominique Grandjean, enseignant-chercheur à l’initiative du projet.

 

Et si le Covid-19 avait une odeur ?

Les chiens renifleurs de cette expérimentation sont majoritairement des chiens sapeurs-pompiers, formés à la détection de personnes ensevelies ou égarées, et donc à la détection de sueur. Une fois qu’on leur a appris l’odeur des personnes positives au Covid-19, ils l’intègrent et sont capables de l’identifier systématiquement. 

« Au début de notre recherche, nous avons très vite constaté que les chiens se figeaient sur l’odeur des personnes positives au Covid-19.  Il y avait indéniablement une différence entre la sueur des positifs et celle des négatifs », souligne Dominique Grandjean.

Si le virus en lui-même n’a pas d’odeur, les molécules en action laissent une signature olfactivechez les personnes symptomatiques et asymptomatiques. Ce constat a conduit l’École nationale vétérinaire d’Alfort à former des chiens pour le détecter. Des échantillons de transpiration sont ainsi recueillis via des compresses qui sont ensuite reniflées par les chiens qui détectent ou non la présence du virus.

Cette large étude permettra de prouver l’efficacité des tests canins, avec l’espoir de faire valider cette technique innovante par les autorités scientifiques, à l’instar de ce qui se pratique déjà dans plusieurs pays.

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