samedi 17 avril 2021
8 mars 2021

Bourgogne-Franche-Comté: toujours un train d’avance

trains, transports, mobilité, hydrogène, environnement, énergie, écologieVendredi 5 mars 2021, la Région Bourgogne-Franche-Comté a officialisé la commande de 3 trains à hydrogène, pour un montant de 51,9 millions d’euros. Ils devraient circuler sur la ligne Auxerre – Laroche-Migennes dès 2023.

La Franche-Comté avait mis sur les rails le premier TGV français de l’histoire. C’était en  1978, il sortait tout droit des usines Alstom de Belfort. Quarante-cinq ans plus tard, la Bourgogne-Franche-Comté va conserver son train d’avance : elle fera circuler le premier train mondial bi-mode caténaires / hydrogène, intégrant un écosystème complet basé dans l’Auxerrois. Le bon de commande de trois rames a été signé ce matin à Auxerre, par Marie-Guite Dufay, présidente de la Région et Jean-Pierre Farandou, président – directeur général de la SNCF en présence de Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé de transports, de Henri Poupart-Lafarge, président – directeur général d’Alstom et de Jean-Bernard Lévy, président – directeur général d’EDF.

Des TER Coradia bi-mode électrique et hydrogène

Conçus et fabriqués par Alstom , les futurs TER circuleront dans un premier temps sur la ligne Auxerre – Laroche-Migennes. Ils pourront atteindre une vitesse maximale de 160 km/h et transporteront jusqu’à 220 passagers, pour une autonomie comprise entre 400 et 600 km. C’est un nouveau cap franchi par l’industriel Alstom, qui a déjà mis des trains à hydrogène en circulation, notamment en Allemagne : « Ce train sera plus puissant et sera bi-mode, a expliqué Henri-Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom ; il fonctionnera à l’électricité sous caténaire, et grâce à l’hydrogène lorsque la ligne ne sera plus électrifiée. » Aujourd’hui, près de la moitié des lignes SNCF ne sont pas électrifiées et embarquent des locomotives diesel. Pour Jean-Pierre Farandou, c’est une grande étape franchie en matière de transition énergétique de notre pays.

Des Tests en 2023 pour une mise en service en 2024

Pour faire circuler ses trains – les tests auront lieu en 2023 pour une mise en service en 2024 – la Région aura besoin de s’appuyer sur un écosystème complet autour de l’hydrogène. C’est ce qu’elle a trouvé à Auxerre, l’agglomération ayant engagé les travaux de construction de sa future station de production d’hydrogène vert. Elle alimentera les trains, bien sûr, mais aussi la flotte de bus auxerroise, les bennes à ordures ménagères et potentiellement les véhicules utilitaires de flottes privées et publiques : « C’est un projet d’avenir mûrement bâti, s’est félicité Marie-Guite Dufay ; on devient la région pionnière sur cette technologie stratégique. Il y a Auxerre, mais il y a aussi d’autres projets et réalisations hydrogènes à Dijon, à Belfort, à Dole, à Nevers, à Mâcon … Le travail en faveur des mobilités décarbonnées ne fait que commencer. »

« L’hydrogène qui sortira de la station d’Auxerre sera produit à partir de sources renouvelables issues des parcs éoliens et des barrages hydroélectriques du Morvan. Notre avenir énergétique neutre en carbone se construit dès aujourd’hui » — Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF

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