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14 avril 2020

Journée d’études: les langues régionales en péril

Nous publions ici les actes de la journée d’études organisée le 8 avril 2019 au Palais du Luxembourg sur la situation et les perspectives des langues régionales.

Les actes de la journée d’études du 8 avril 2019 sur les langues régionales

Cette journée était organisée dans le cadre de l’année internationale des langues autochtones 2019 par le Réseau européen pour l’égalité des langues (ELEN), le Congrès permanent de la langue occitane et la Coordination culturelle associative de Bretagne (Kevre Breizh).

« Bien sûr, nous avons d’autres préoccupations en cette période de lutte contre la pandémie mondiale à laquelle nous devons faire face en respectant les mesures nécessaires avec une grande solidarité, en particulier avec les revendications combien légitimes de toutes celles et tous ceux qui sont en première ligne au risque de leur santé ou de leur vie », nous écrit Tangi Louarn, Président de la Coordination culturelle associative de Bretagne.

 

« Espérant sortir dès que possible de cette situation, notre ambition sera aussi de poursuivre nos objectifs de construction d’une société de liberté, d’égalité et de fraternité, respectueuse d’une véritable égalité et en particulier de la diversité des territoires de la France, de ses langues et de ses cultures. Cette diversité est un fondement absolument nécessaire pour l’humanité comme doit l’être aussi la biodiversité.

« Or, vous le savez la diversité linguistique régionale de la France, malgré l’engagement de beaucoup de citoyennes et citoyens, est en péril. L’introduction des langues régionales dans la Constitution ne s’est traduite par aucune loi de protection de ce patrimoine de la France, patrimoine européen et mondial aussi.

« Vous le savez encore, l’usage de sa propre langue est aussi un droit qui fait partie des droits humains fondamentaux. La France a été mise en cause à différentes reprises, notamment par les Nations Unies, pour sa politique linguicide.

« Le ministre de l’Éducation nationale, par la réforme du lycée et du bac, malgré ses dénégations, a réduit considérablement l’accès et l’attractivité des langues régionales, remettant en cause les avancées législatives obtenues récemment en 2013, au lieu de les améliorer. Il méprise ainsi le travail des enseignants, des associations et des citoyennes et citoyens qui œuvrent pour leur développement, voire leur survie.

« Ces actes sont une contribution à la réflexion et à l’action pour nos langues et au-delà pour la démocratie et le type de société que nous voulons. Nous souhaitons que vous puissiez en prendre connaissance dès maintenant, dans l’attente, aussitôt que possible, de nous mobiliser avec vous pour ces enjeux fondamentaux concernant le sens de notre vivre ensemble sur lequel nous sommes actuellement brutalement interpellés. »

Lettre d’annonce de la publication des actes

 

 

 

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