vendredi 22 février 2019
24 janvier 2019

Normandie: la région est prête pour le Brexit

Port de CherbourgLa Région et plusieurs acteurs maritimes importants de Normandie se sont rendus, pour la seconde fois, à Londres, puis à Dublin, les 22 et 23 janvier 2018, afin de finaliser avec leurs homologues portuaires et logistiques les derniers préparatifs du Brexit qui interviendra le 30 mars prochain.

 

La Région Normandie s’est mobilisée, dès l’automne 2017, dans la perspective du Brexit, initiant les réunions de travail avec les administrations des douanes et de l’agriculture, associant armements et exploitants, pour définir les installations et procédures à mettre en œuvre dans le cadre du Brexit et anticiper au mieux les différents scénarios de sortie. En octobre 2018, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, avait aussi interpellé à plusieurs reprises le gouvernement pour que des mesures d’exception soient adoptées.

L’objectif de la Région est que les trois ports de Cherbourg, Dieppe et Caen-Ouistreham – acteurs majeurs du transmanche à l’ouest du détroit avec 2 millions de passagers et  200 000 poids lourds chaque année – demeurent totalement performants malgré les nouvelles contraintes engendrées par la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne. Les ports doivent être non seulement en position de ne pas perdre des clients mais aussi de capter de nouveaux trafics, en provenance de Grande Bretagne et d’Irlande.

Hervé Morin a ainsi indiqué à Londres et à Dublin que Ports de Normandie sera en mesure de faire face aux conséquences du Brexit dès le 30 mars, même en cas de Brexit dur, grâce à une mobilisation à trois niveaux :

  • Les ports de Cherbourg, de Dieppe et de Caen Ouistreham seront équipés des installations de contrôles nécessaires. Le 15 décembre dernier, des demandes d’agrément pour des postes de contrôle à Dieppe, Ouistreham et Cherbourg ont été déposées. Ports de Normandie a prévu d’investir près de 30 millions d’euros à cet effet, Hervé Morin ayant obtenu d’une part du gouvernement la possibilité d’avoir recours à des démarches réglementaires simplifiées et de la Commission, des cofinancements importants d’autre part. Les configurations définitives des ports sont arrêtées. Elles prennent en compte les spécificités de chaque place, notamment la mixité du trafic Irlande/Angleterre à Cherbourg, la densité du trafic à Ouistreham et l’imbrication dans la ville, l’exiguïté du terminal à Dieppe ;
  • Les 3 ports seront dotés en nombre suffisant de fonctionnaires de douanes et de contrôle sanitaire, comme l’a indiqué à Hervé Morin le Premier ministre le 18 janvier dernier dans le cadre d’une réunion de travail avec les Présidents des Régions ;
  • Les systèmes d’échanges d’information et de gestion des flux de marchandises des ports auront été adaptés et mis en compatibilité avec les dispositifs britanniques. Un Cargo Community System commun aux ports normands et spécifiquement dédié aux trafics rouliers a ainsi fait l’objet d’un pilote et une version opérationnelle au 30 mars est en cours de définition.

Prochaine étape de cette mobilisation : Hervé Morin se rendra à Bruxelles le 29 janvier prochain afin de faire le point avec la Commission européenne et lui rappeler la nécessité de prendre en compte la réalité du terrain pour que la fluidité des échanges ne pâtisse pas des issues potentielles d’un no-deal. En outre, à l’image des réunions d’information mises en place à Dieppe, Caen et Cherbourg, des rencontres seront organisées par Ports de Normandie et LSN avec les transporteurs et chargeurs britanniques, à Newhaven, Poole, et Portsmouth. Le Président de Région a sollicité l’Ambassade de France à Londres pour que des représentants de l’administration française des douanes et de l’agriculture y participent.

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