dimanche 25 août 2019
4 avril 2019

Bourgogne-Franche-Comté: la Région s’engage pour le pouvoir d’achat !

Dijon, vendredi 29 mars 2019. Réunis en assemblée plénière pour la première fois de l’année, les conseillers régionaux avaient décidé de poser le problème du pouvoir d’achat sur leur table. Au final, ils ont voté plus de 17 millions d’aides pour améliorer le quotidien des Bourguignons-Francs-Comtois.

 

BFC; pouvoir d'achat

 

A la veille de l’acte 20 des gilets jaunes, les élus de la Région se réunissaient en assemblée plénière, à Dijon. Au menu : des actes concrets pour la transition écologique et la biodiversité, des mesures de soutien à l’emploi, mais surtout, de vraies décisions pour améliorer le pouvoir d’achat des Bourguignons-Francs-Comtois :

« Lors de notre dernière assemblée, la crise des gilets jaunes battait son plein, avec son cortège de dérives et de violences, introduisait Marie-Guite Dufay ; trois mois plus tard, la situation s’est apaisée, mais la crise est toujours là, puisque les expressions légitimes autour du pouvoir d’achat et des inégalités n’ont pas encore trouvé de réponses au sein du gouvernement».

Les élus régionaux se sont donc emparé du problème, et ont voté durant la journée plus de 17 millions d’euros pour l’amélioration du pouvoir d’achat des habitants.

Formation professionnelle : la rémunération doublée !
15 millions seront notamment destinés à renforcer les aides régionales pour les stagiaires de la formation professionnelle. « Nous sommes la première région française à aller aussi loin dans les aides » s’est félicitée Océane Charret-Godard, vice-présidente en charge de la formation continue. Les efforts sont en effet exceptionnels, la rémunération de stage étant doublée. Un demandeur d’emploi avec moins de six mois d’activité salariée va voir sa rémunération passer de 350 € à 652 €. 8 600 personnes devraient en bénéficier. L’aide sera complétée par le triplement de la bonification des prises en charge pour les déplacements, et d’une aide forfaitaire à l’entrée en formation de 200 €.

Accentuation de la tarification sociale pour les élèves internes
Les mesures pour améliorer le pouvoir d’achat se sont également répercutées dans les lycées. Les élus ont choisi de cibler leurs aides en direction des lycéens boursiers, en internat. Ils sont 4 800 en Bourgogne-Franche-Comté. La facture du troisième trimestre 2018-2019 va baisser de … 100 €. Le coût pour la Région est estimé à 500 000 €. Autre décision en faveur du pouvoir d’achat : la mise en place d’un ticket mobilité, à compter du 1er mai 2019. Il s’agit d’une aide concrète mensuelle de 30€ par mois, financé à 50/50 par l’employeur et la Région, pour les déplacements domicile-travail en véhicule motorisé. Seuls les salariés qui ne disposent pas de transport en commun pour se rendre sur leur lieu de travail, pourront en bénéficier. Ils devront également justifier d’un aller-retour quotidien de plus de 60km, et gagner l’équivalent de deux SMIC maximum. Coût pour la Région : un million d’euros par an.

La Région prête à accueillir la future usine de batteries électriques française
Il y a quelques semaines, le Président de la République appelait de ses vœux à la création d’une usine de batteries électriques en France. Message reçu par la Région Bourgogne-Franche-Comté ! Un courrier a été remis à madame Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, en visite sur notre territoire fin mars. Courrier qui a fait l’unanimité des élus, et qui revendique la localisation de cette usine, en Nord-Franche-Comté : « au nom de notre histoire automobile, au nom de notre écosystème d’innovation, au nom de nos compétences et dans le cadre d’une stratégie de reconquête de la valeur ajoutée pour la filière automobile de demain » a précisé Marie-Guite Dufay.

Inquiétudes du côté de General Electric
C’est l’inquiétude à Belfort. L’usine de production de turbines à gaz General Electric tourne au ralenti : « On ne sait rien. C’est l’opacité totale, s’inquiète Marie-Guite Dufay. Je vais rencontrer les sous-traitants et les organisations intersyndicales de General Electric ces prochains jours. Il faudra trouver des solutions. » General Electric s’était pourtant engagée à créer un millier d’emplois nets en France après avoir acquis la branche énergie d’Alstom en 2015. Avec seulement 25 embauches nettes sur les 1 000 initialement promises, le compte n’y est pas et, pour cela, General Electric (GE) devra passer à la caisse. Elle devra en effet abonder un fonds de réindustrialisation doté de 50 millions d’euros : « La Région sera vigilante à ce que les sommes soient dues » a insisté Marie-Guite Dufay.

Toutes les autres mesures (ici)

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