samedi 26 septembre 2020
29 juin 2020

Bourgogne-Franche-Comté: un plan de relance de 400 millions d’euros en préparation

Bourgogne-Franche-Comté

Gérer l’urgence, accompagner la relance, poursuivre les transitions : la session plénière du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté qui s’est tenue les 25 et 26 juin 2020 a été marquée par plusieurs temps forts.

Pour la deuxième fois depuis le début de la crise sanitaire, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté se sont réunis en assemblée plénière les 25 et 26 juin 2020. Plusieurs mesures d’urgence pour gérer la crise économique ont été adoptées. Mais c’est surtout l’exceptionnel plan de relance proposé par Marie-Guite Dufay qui a nourri les discussions. Le débat se poursuivra jusqu’au 9 octobre et l’adoption définitive de ce plan, doté de 400 millions d’euros.

100 millions d’euros pour gérer l’urgence

100 millions d’euros : entre la session plénière de mai et celle-ci, ce sont bien 100 millions d’euros que les élus ont affectés au traitement de l’urgence et au soutien des entreprises. « C’est là notre premier niveau de réponse, en phase avec les besoins concrets et immédiats pour panser les plaies a indiqué Marie-Guite Dufay. Jérôme Durain a complété, citant en exemple la contribution « à hauteur de 24 millions d’euros au fonds de solidarité nationale au côté de l’État», soit 110 000 entreprises aidées, et l’accompagnement de « 1 100 structures d’hébergements touristiques » pour un montant de 5 millions d’euros. Les mesures d’urgences prises depuis avril placent ainsi la Bourgogne-Franche-Comté dans le peloton de tête des Régions considérant la masse budgétaire déployée par habitant.

Un plan de relance de 400 millions d’euros en préparation

Rappelant que la crise sanitaire n’était pas encore derrière nous,  Marie-Guite Dufay  a tout de même proposé la mise en place d’un plan de relance qui sera doté de 400 millions d’euros. Il sera voté en octobre prochain : « C’est un plan de relance conséquent, à la mesure des enjeux pour sauver l’emploi dans notre région, à la mesure des efforts faits dans les années passées »  s’est réjouie Marie-Guite Dufay qui voit là « un blitzkrieg pour l’emploi ». Pour parvenir à dégager ce budget, la Région attend que l’État garantisse les recettes de la collectivité au niveau de 2019, comme il vient de le faire pour le bloc communal et les Départements. Un contrat de plan Etat-Région en cours de négociation pourrait être signé mi-juillet. La Région veut également rendre compatible ce plan de relance avec les enjeux liés à la transition énergétique et écologique. Coordonné avec l’Europe, le plan sera complémentaire avec les autres collectivités, et partagé avec les branches, les filières professionnelles et les partenaires sociaux.

S’endetter sans se mettre en danger…

C’est à Michel Neugnot qu’est revenue la délicate mission d’en définir les contours budgétaires et fiscaux. Rappelant que la Région allait perdre « 48 millions d’euros en 2020 et qu’elle prévoyait une perte de 120 millions pour 2021 », le 1er vice-président n’a pas caché que l’effort financier proposé allait « dégrader fortement les ratios financiers, avec une capacité de désendettement désormais fixée à 9 années ». Dans les rangs de l’assemblée, on mesure la hauteur des efforts qui vont être demandés : « Cette relance produira ses effets jusque dans le dernier des villages, dans la dernière des entreprises et dans la dernière des fermes parce qu’on a écouté les professionnels, on a écouté les acteurs territoriaux » se félicite Jérôme Durain. Rassurante, Marie-Guite Dufay a indiqué que « ces mesures exceptionnelles ne mettaient pas en péril la collectivité, et n’insultaient pas l’avenir ».

Et puis, finalement, a-t-on vraiment le choix ? Face à l’ampleur et l’aspect inédit de la crise, la Région a décidé de prendre ses responsabilités.

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