mercredi 28 juin 2017
2 novembre 2016

Bourgogne-Franche-Comté: une métropole au coeur d’un réseau, une chance

Une métropole au coeur d'un réseau, une chance pour la Bourgogne-Franche-Comté

Alors que la région Bourgogne-Franche-Comté finalise son plan de mandat et que la communauté urbaine du Grand Dijon prépare son passage en métropole à l’horizon 2018, un colloque, organisé par France Stratégie* avec le soutien des deux collectivités, s’est déroulé jeudi 20 octobre 2016 au Grand Dijon, devant près de 200 acteurs politiques, institutionnels, socio-économiques et universitaires.

François Rebsamen, président du Grand Dijon et maire de Dijon, a souhaité que le dynamisme de Dijon, devenue le 1er janvier dernier l’une des 13 capitales régionales françaises, irrigue «par capillarité» l’ensemble du territoire régional. Marie-Guite Dufay, présidente de région, a insisté sur la nécessité d’une «coopération» entre l’ensemble des pôles urbains de Bourgogne-Franche-Comté. Elle a, dans ce sens, installé, juste avant ce colloque, la conférence métropolitaine fédérant les pôles urbains de la grande région. Pour sa part, Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie, a souligné l’importance d’affermir les outils permettant à la future métropole du Grand Dijon d’entraîner avec elle les territoires qui l’entourent, dans une synergie à rechercher avec le Grand Besançon.

Le colloque avait pour objectif de susciter un échange sur le fait métropolitain dans la grande région et sur l’importance d’élaborer de nouveaux modes de coopération entre la métropole, les autres pôles urbains et les territoires ruraux. Ce réseau est une nécessité dans une région caractérisée, sur les cartes présentées par le directeur régional de l’Insee Patrick Pétour, par un contraste entre un «arc métropolitain» à l’Est (Mâcon, Chalon-sur-Saône, Le Creusot-Montceau-les-Mines, Beaune, Dijon, Dole, Besançon et l’aire urbaine Belfort-Héricourt-Montbéliard) et des zones rurales en décroissance démographique à l’Ouest.

Coopération et solidarité entre les territoires

S’accordant sur le fait que la métropole est bien une chance pour le territoire, les intervenants appellent de leurs vœux la mise en œuvre d’un réseau au bénéfice de l’ensemble du territoire – un «réseau neuronal» pour François-André Allaert, président de Dijon Développement, ou un «réseau fédéral» à la manière de la communauté universitaire (Comue) pour Dominique Schauss, vice-président du Grand Besançon chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les orateurs ont pu souligner que les réseaux existants portent leurs fruits : ils génèrent du développement, de l’innovation et de la visibilité pour le territoire, à l’image du cancéropôle du Grand Est, représenté par son directeur scientifique Pierre Oudet, ou du pôle de compétitivité Vitagora, représenté par son président Pierre Guez.

Ce réseau métropolitain a vocation à stimuler le développement économique, la recherche, l’innovation et l’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire, a souligné Éric Houlley, vice-président de la région en charge de la cohésion territoriale. Cette journée consacrée au fait métropolitain en Bourgogne-Franche-Comté a permis de poser les bases d’une coopération et d’une solidarité entre les territoires de la région.

*France Stratégie est un organisme de concertation et de réflexion. Son action repose sur quatre métiers : évaluer les politiques publiques ; anticiper les mutations à venir dans les domaines économiques, sociétaux ou techniques ; débattre avec tous les acteurs pour enrichir l’analyse ; proposer des recommandations au gouvernement.

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