mercredi 18 septembre 2019
4 septembre 2019

Les Régions au coeur de la rentrée scolaire

Ce mercredi 4 septembre se tenait la conférence de presse de Régions de France consacrée à la rentrée scolaire. L’occasion pour François Bonneau, Président délégué de Régions de France et Président de la Région Centre-Val de Loire, ainsi que pour Kamel Chibli, président de la Commission Education de Régions de France et Vice-président de la Région Occitanie, d’aborder les enjeux-clés de cette rentrée pour les Régions dans les lycées.

Les Régions sont plus que jamais au cœur de cette rentrée scolaire, en moyenne 16% de leur budget est consacré à l’enseignement de plus de deux millions de lycéens.

La réforme du Lycée et le défi des nouveaux manuels

Cette rentrée 2019 est tout d’abord fortement dominée par la réforme du lycée et la mise en place du nouveau baccalauréat. Cette réforme s’accompagne d’un renouvellement des programmes et donc la nécessité de renouveler l’ensemble des manuels scolaires de Seconde et de Première. La gestion de cette situation est un « trou noir en termes de responsabilité publique », souligne le Président François Bonneau.

Depuis une vingtaine d’années, les Régions s’engagent volontairement pour préserver le pouvoir d’achat des familles et permettre à chaque lycéen d’accéder en toute quiétude aux ressources pédagogiques. Ces aides régionales sont protéiformes, entre le choix du tout numérique, le choix du manuel papier classique, ou le mélange des deux.

Pour les Régions cette rentrée 2019 signifie une « explosion » des charges pour un montant global compris entre 260 et 320 millions d’euros, a fait valoir François Bonneau.

Globalement, les Régions ont respecté les choix pédagogiques exprimés par les établissements et les enseignants sur les commandes des nouveaux manuels. Si le choix du papier, plus rassurant pour les enseignants, prédomine encore, une impulsion nette a été donnée par les Régions en faveur d’un usage plus répandu de ressources numériques (Espaces numériques de travail, tablettes, ordinateurs portables…).  Au final, 2019-2020 sera une année de transition puisque les besoins de renouvellement se poursuivront à la rentrée de 2020 avec la mise en œuvre de la réforme en terminale.

D’ici là, de nouveaux enseignements seront tirés des nouvelles pratiques et les Régions les mettront à profit pour ajuster leurs dispositifs. Ainsi, l’an passé, 5 Régions (Centre Val de Loire, Grand Est, Ile de France, Nouvelle Aquitaine et Occitanie) ont mené une réflexion collective qui a conduit à la passation de marchés préparés en commun (Epsilon)

Au-delà de ce dossier complexe, les Régions maintiennent leur investissement pour la réussite des jeunes, et tout particulièrement pour le numérique éducatif.

 

80% des lycées connectés au Très Haut Débit

Grâce aux efforts constants et anciens des Régions, les lycées sont de loin le niveau d’enseignement le mieux pourvu en matière de numérique éducatif, sans aides particulières de l’État :

  • achats massifs d’équipements personnels, tablettes et ordinateurs portables, développement du « Bring Your own Device-BYOD »(Apportez votre équipement personnel). Selon un décompte encore partiel, les Régions auront doté les lycéens et certains enseignants de 480.000 ordinateurs portables et tablettes ;
  • connexion des lycées (WIFI, accès au Très Haut Débit). Ainsi plus de 80% des lycées publics sont déjà dotés du Très Haut débit ;
  • relance et modernisation des ENT, parfois partagés avec les départements (par exemple en Occitanie et Grand-Est) et même les communes ou intercommunalités (Bourgogne-Franche Comté).

Néanmoins Kamel Chibli fait remarquer que « sur le numérique éducatif il faut que les enseignants et les équipes éducatives soient accompagnées dans leurs démarches par les rectorats et par l’État. »

 

L’ambition des Régions sur leur nouvelle compétence orientation

Cette rentrée est aussi marquée par la mise en œuvre de la nouvelle compétence des Régions en matière d’information sur les métiers et les formations. Un formidable défi qui doit leur permettre de faire le lien avec leurs compétences en matière de formation, d’emploi et de développement économique.

« Pour leur nouvelle compétence orientation les Régions ont des moyens limités, mais l’ambition de fédérer l’existant. Cette nouvelle compétence est centrale et nous nous engageons pour créer cette connexion entre le monde économique et celui de l’éducation», a souligné François Bonneau.

Les actions prévues par les Régions seront adaptées aux caractéristiques, cultures et besoins locaux. Elles ont été précédées de vastes consultations organisées en Région pour connaître les attentes des usagers et acteurs.

Cette nouvelle compétence orientation doit permettre d’éclairer le monde des métiers et des parcours de formations de demain pour les jeunes et leurs familles.

Pour cela, malgré le retrait de leur compétence historique sur la carte des formations en apprentissage par la loi de 2018 « sur la liberté de choisir son avenir professionnel, les Régions continuent de défendre une véritable complémentarité entre les lycées professionnels et les CFA. Il ne faut pas les opposer. Il faut avancer sur deux jambes pendant cette crise de la disponibilité des compétences», a insisté le Président François Bonneau, en plaidant pour la définition de « carte  cible» des formations par apprentissage, en lien avec l’ensemble des parties prenantes.

L’enjeu écologique et local

Le dernier point abordé par les présidents est celui de la transition écologique dans les lycées : construction et rénovation des bâtiments, gestion des déchets, lutte contre le gaspillage … Le point central pour les établissements est celui des circuits courts mis en place pour la restauration. Les Régions ont la volonté de s’inscrire dans la dynamique des territoires, de soutenir l’agriculture de proximité, tout en améliorant de fait, la qualité des produits. D’ici 2022 l’objectif est que 50% des produits consommés dans les cantines proviennent de ces circuits locaux. De plus des collaborations avec les Départements peuvent se mettre en place pour une gestion commune entre lycées et collèges, comme le fait remarquer Kamel Chibli.

 

 

L’actualité de la rentrée scolaire en Région

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