vendredi 19 juillet 2019
11 juillet 2019

Les Outre-mer signent les premiers “contrats de convergence et de transformation” avec l’État

Ce lundi 8 juillet 2019, au Ministère des Outre-Mer à Paris, sept territoires ont signé les nouveaux “Contrats de Convergence et de Transformation” pour la période 2019-2022, en présence du Président de la République et du Premier ministre: les collectivités territoriales de Guyane et de Martinique, les Régions Guadeloupe et La Réunion, le Département de Mayotte et les collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna.

 

Les premiers “contrats de convergence et de transformation”

Prévus par la loi du 28 février 2017 relative à l’égalité réelle Outre-mer qui avait pour but de réduire les écarts de développement persistants avec la métropole, ces nouveaux contrats permettent d’investir en faveur du développement des territoires, tout en prenant en compte les spécificités et les besoins de l’Outre-Mer.

Au total, ces premiers contrats pour la période 2019-2022- qui concerneront 31 collectivités – représentent “près de 1,75 milliard d’euros mobilisés pour soutenir des projets structurants de chaque territoire”, selon les services du Premier ministre. Ils prennent le relais des Contrats de plan Etat-Régions et des Contrats de développement.

Ces contrats doivent permettre aux territoires d’outre mer de financer des équipements et des infrastructures pour leur développement. Ainsi la Région La Réunion, dont le contrat représente 608 millions d’euros, compte investir en faveur du développement de l’industrie agroalimentaire, du tourisme , des énergies, de la gestion des déchets, et des déplacements durables…

Le Contrat de Convergence traduit les priorités du territoire telles qu’elles ont été posées par le Président de région depuis 2010, autour des grands sujets tels que l’industrie agroalimentaire, le tourisme, les énergies, la gestion des déchets, les déplacements durables…

— Région Réunion (@Region_Reunion) 8 juillet 2019

Pour la Guadeloupe, le contrat repose sur un total de 401,6 millions d’euros de projets : conservation des récifs coralliens, aménagements des plages, infrastructures sportives…   En Guyane, les crédits contractualisés s’élèvent à 494,89 M€, dont 196,51 M€ apportés par la collectivité territoriale. Pour la Martinique, le contrat prévoit un engagement de l’ordre de 473,9 M€, sur la période 2019-2022, dont une participation de la CTM de 268 M€.

Mayotte territoire le mieux doté

Mais c’est Mayotte qui est le territoire le mieux doté avec 966,1 millions d’euros de crédits contractualisés, dont 608 millions de l’État et 311 millions du conseil départemental. Pour la Guyane et Mayotte, les contrats intégreront certains objectifs des plans d’urgence adoptés en 2017 et 2018 sur fond de crise sociale aiguë.

Les enjeux sont énormes du fait de la fracture territoriale entre l’hexagone et les territoires d’outre mer. Ces derniers connaissent un taux de chômage qui, la plupart du temps, avoisine les 25%, des infrastructures vétustes, des difficultés d’accès à l’eau et à l’assainissement, sans parler de la vie chère, avec des prix moyens supérieurs de 12% de ceux de la métropole, comme vient de le montrer l’Autorité de la concurrence. En 2018, un rapport sénatorial avait aussi montré la faible intégration des territoires d’outre-mer avec leur environnement régional. Cette situation avait conduit Régions de France, forte de ses 5 membres ultra-marins (Guyane, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte), à présenter six propositions pour l’Outre-mer pendant la campagne présidentielle de 2017.

Charte d’Engagement Trajectoire outre Mer 5.0

Les contrats s’inscrivent par ailleurs dans la “Trajectoire 5.0” lancée par la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, au printemps, qui correspond à la déclinaison des objectifs de développement durable d’ici 2030 pour les territoires ultramarins : zéro carbone, zéro déchet, zéro vulnérabilité au dérèglement climatique, zéro intrant polluant, zéro exclusion).

Le dossier de presse

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