dimanche 25 juin 2017
7 novembre 2016

Solutions Régions de France/COP22: Grand Est lutte contre la dégradation des sols en Afrique

’Agence de Coopération et de Développement de Champagne-Ardenne, Afrique, agriculture, coopération, régioncover-fb

Pendant la COP22 à Marrakech, Régions de France vous propose chaque jour des initiatives de nos Régions pour le climat. Transition énergétique, coopération internationale, alimentation…: partout, chaque jour, les Régions de France agissent pour la planète!

Aujourd’hui, le projet de la Région Grand-Est pour le «Développement des pratiques agro-écologiques au profit des populations rurales de la Région Centrale au Togo et des Départements du Borgou et de l’Alibori au Bénin». Ce projet est mis en oeuvre sur la période 2016-2018 avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI).

Un engagement ancien

La Région Grand Est est engagée depuis de nombreuses années dans une politique de co-développement avec de nombreux pays en particulier les pays africains. Les liens tissés avec le Bénin, le Togo et le Maroc sont les plus anciens puisqu’ils datent de 1987 pour le Togo, de 1992 pour le Bénin et de 1991 pour le Maroc.

De nombreux projets ont été développés dans les domaines aussi variés que la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable au Togo, la préservation de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique.

Par ailleurs, la Région Grand Est est signataire de la charte de coopération décentralisée et développement durable dont les principes sont pris en considération dans la mise en œuvre des projets de co-développement.

Une dégradation des sols due à de multiples facteurs

Face à la rigueur du climat, les sols sont soumis à de sérieux risques de dégradation de leur fertilité.

Ces risques sont d’origine naturelle ou entropique. Ils sont ainsi exposés aux graves conséquences de la dégradation de leur équilibre et de leur qualité.

La dégradation d’un sol résulte souvent d’une combinaison de facteurs, incluant éventuellement la régression, qui conduisent le sol vers une évolution différente de l’évolution naturelle liée au climat et à la végétation locale. Elle est généralement directement liée à l’action de l’homme via par exemple :

  • le remplacement de la végétation primitive diversifiée (dite climacique) par une végétation secondaire (monoculture dans le pire des cas), qui modifie l’humus et la formation du sol ;
  • une diminution des taux de matière organique induite par une surexploitation du sol (non-retour, ou retour insuffisant de la matière exportée), son lessivage, etc ;
  • la destruction de l’humus et des complexes argilo-humiques insolubles par le labour qui enfouit et détruit les couches supérieures vivantes du sol, ou par un travail excessif (trop intensif ou trop fréquent) du sol ;
  • l’acidification, la salinisation et éventuellement la désertification qui peuvent être induits ou exacerbés par les changements climatiques, mais aussi par l’irrigation et le drainage ;
  • l’érosion (hydrique et/ou éolienne) ; elle est facilitée par le labour et/ou désherbage et le surpâturage qui laissent les sols nus trop longtemps (ils sont alors déstructurés et dégradés par l’action des sécheresses et/ou l’impact des pluies qui les lessivent au lieu de les pénétrer ;
  • la pollution par des métaux lourds ou des substances biocides (pesticides ou autres polluants) qui tueraient les organismes essentiels pour entretenir la cohésion et capillarité du sol (champignons, vers de terre…).

 

Face à cette dégradation rapide, une réaction est indispensable pour rendre durables les fonctions nourricières de nos sols. La meilleure stratégie, c’est la pratique de l’agro écologie à travers la conduite des cultures des légumineuses à graines à haute valeur économique et sociale. Ces légumineuses en Afrique subsaharienne ne sont autres que le soja et le niébé. C’est cette logique qui a guidé l’esprit de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en déclarant l’année 2016, année des légumineuse à graines.

Le projet

Ce projet d’appui au développement et à la diversification des pratiques agro-écologiques vise à améliorer de façon durable les conditions de vie des populations rurales de la Région Centrale au Togo et des Départements du Borgou et de l’Alibori au Bénin.

Il s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée établie entre la Région Centrale et la Région Grand Est (Alsace Champagne-Ardenne Lorraine) et comporte cinq composantes qui se présentent comme suit:

  • Développement de la filière soja conventionnel et bio ;
  • Promotion de la filière sésame ;
  • Renforcement de l’encrage de la chaine de valeur d’une légumineuse à graines (niébé) ;
  • Amélioration du matériel végétal anacarde au service du renforcement de la chaine de valeur marché production ;
  • Conduite d’essais de restauration de la fertilité des sols à base de Mucuna.

Bénéficiaire(s) du projet

Les principaux bénéficiaires de ce projet sont les populations de la région Centrale et des Départements du Borgou et de l’Alibori en général et les coopératives agricoles en milieu rural en particulier qui pourront désormais diversifier leur production agricole, accroître leurs revenus tout en contribuant à l’amélioration de la fertilité des sols qu’ils exploitent.

 

Résultat global espéré dans le cadre du projet

Amélioration de façon durable des conditions de vie des ruraux, particulièrement des populations vulnérables.

 

Objectifs à long terme du projet

  • Approvisionner un marché rémunérateur avec des productions économes en intrants ;
  • Accroître les revenus des exploitants agricoles ;
  • Développer des chaînes de valeur;
  • Contribuer à l’équilibre des écosystèmes agricoles et de l’environnement.

 

Interlocuteur de la Région Grand Est : Abderrahim EL KHANTOUR Directeur-Adjoint Partenariats Européens et Internationaux – Direction Europe et International

 

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